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Tour de France 2026 : un nouveau barème du maillot vert qui redonne du poids aux sprinteurs

Le classement par points du Tour de France évolue en 2026. Les organisateurs de la Grande Boucle ont ajusté le règlement afin de renforcer l’importance des arrivées massives et des sprints intermédiaires dans la conquête du maillot vert. Une modification qui pourrait changer l’équilibre observé ces dernières années et replacer les sprinteurs purs au centre de la bataille.

Après plusieurs éditions où des coureurs polyvalents pouvaient rester compétitifs jusqu’au bout grâce à leur régularité sur différents terrains, le nouveau système récompense davantage les spécialistes de la vitesse.

Un barème revu à la hausse sur les étapes de sprint

Le changement principal concerne les étapes dites de « coefficient 1 », c’est-à-dire les journées les plus favorables aux arrivées groupées.

Désormais, le vainqueur d’une étape de coefficient 1 remportera 70 points pour le classement par points, contre 50 points auparavant.

La nouvelle répartition est plus généreuse pour les premières places :

  • 1er : 70 points
  • 2e : 50 points
  • 3e : 40 points
  • puis une dégressivité selon le classement final de l’étape.

À titre de comparaison, l’écart entre le vainqueur et ses poursuivants devient nettement plus marqué qu’auparavant, ce qui augmente la valeur stratégique des victoires au sprint.

Les autres catégories d’étapes conservent une hiérarchie classique :

  • Coefficient 2 : 50 points au vainqueur
  • Coefficient 3 : 30 points
  • Étapes de montagne les plus difficiles : 20 points

Cette logique vise à mieux distinguer les profils de coureurs et à éviter qu’un coureur performant sur tous les terrains ne domine automatiquement le classement.

Cinq étapes particulièrement décisives

Sur le Tour de France 2026, cinq arrivées ont été identifiées comme étapes de coefficient 1.

Les villes concernées sont :

  • 5e étape : Pau
  • 7e étape : Bordeaux
  • 8e étape : Bergerac
  • 11e étape : Nevers
  • 12e étape : Chalon-sur-Saône

Ces journées pourraient désormais devenir les rendez-vous majeurs pour les candidats au maillot vert.

Un sprinteur capable d’enchaîner plusieurs podiums — voire plusieurs victoires — sur cette séquence pourrait créer rapidement un écart difficile à combler.

Des sprints intermédiaires eux aussi renforcés

Autre évolution : les sprints intermédiaires gagnent également en importance.

Le premier coureur à franchir la ligne lors d’un sprint intermédiaire recevra désormais 25 points, contre 20 points en 2025.

Cette augmentation peut sembler limitée mais elle modifie les stratégies quotidiennes :

  • davantage d’équipes devraient contrôler le peloton pour préparer ces sprints ;
  • les échappées pourraient avoir plus de mal à prendre de l’avance ;
  • certains sprinteurs pourraient viser les points intermédiaires même sur des étapes où la victoire finale paraît inaccessible.

Sur trois semaines de course, ces bonus supplémentaires peuvent représenter plusieurs dizaines de points.

Un retour à une philosophie plus traditionnelle du maillot vert

Historiquement, le maillot vert récompense le meilleur spécialiste des arrivées rapides.

Mais au fil des ajustements réglementaires, plusieurs éditions ont montré qu’un coureur complet, capable de survivre en montagne tout en marquant régulièrement des points, pouvait concurrencer voire battre les sprinteurs.

Avec le nouveau système, l’organisation semble chercher à rééquilibrer le classement.

Le message est clair : les victoires et podiums sur les étapes de sprint doivent redevenir le facteur principal.

L’exemple Jonathan Milan et l’impact sur 2026

En 2025, c’est l’Italien Jonathan Milan (Lidl-Trek) qui avait remporté le classement par points.

Son succès avait confirmé qu’un sprinteur puissant et régulier pouvait encore s’imposer sur la durée malgré un barème moins favorable qu’aujourd’hui.

Cependant, Milan ne sera pas au départ du Tour 2026.

Son absence ouvre la porte à une nouvelle hiérarchie et rend ce changement réglementaire encore plus intéressant à observer : les équipes disposant de finisseurs rapides pourraient orienter une grande partie de leur stratégie autour de cette bataille pour le maillot vert.

Au-delà du classement lui-même, cette évolution pourrait aussi rendre certaines étapes de plaine plus nerveuses et plus disputées.

Ce qu’il faut retenir

  • Le vainqueur des étapes de coefficient 1 passe de 50 à 70 points.
  • Les sprints intermédiaires montent de 20 à 25 points pour le premier.
  • Cinq arrivées sont identifiées comme particulièrement favorables aux sprinteurs.
  • Le règlement 2026 renforce le poids des spécialistes de la vitesse dans la lutte pour le maillot vert.

Source : L’Equipe