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Decathlon lance un cuissard menstruel Van Rysel à 40 €

Le sujet reste encore peu visible dans le cyclisme, mais il concerne pourtant une grande partie des pratiquantes : comment continuer à rouler confortablement pendant les menstruations ?

Sous sa marque route Van Rysel,  Decathlon⁠ propose désormais un cuissard menstruel femme affiché autour de 40 €, avec une promesse simple : limiter les contraintes liées aux règles sans bouleverser les habitudes à vélo.

Avec ce lancement, l’enseigne française démocratise un type de produit jusqu’ici surtout présent sur des segments premium.

Un cuissard de route classique… avec une fonction supplémentaire

Van Rysel⁠ reprend ici les codes de sa gamme Endurance (EDR) : coupe ajustée, tissu extensible, peau de chamois dédiée aux sorties sur route et construction pensée pour privilégier le confort.

La différence se situe dans l’intégration d’une zone absorbante directement dans la peau du cuissard.

Selon les caractéristiques communiquées par la marque, cette zone peut absorber jusqu’à 12 ml de liquide par utilisation, soit un niveau adapté aux flux légers à modérés. Le produit est annoncé pour des sorties allant jusqu’à environ 3 heures.

Le cuissard reste volontairement simple :

  • modèle sans bretelles ;
  • ceinture englobante pour le maintien ;
  • deux poches latérales ;
  • mousse de densité 100 kg/m³ ;
  • épaisseur de 13 mm ;
  • construction bi-élastique pour suivre les mouvements.

L’objectif n’est pas de remplacer systématiquement toutes les protections menstruelles, mais d’offrir soit une solution autonome sur certaines sorties, soit une couche de sécurité complémentaire.

Pourquoi le sujet mérite plus d’attention dans le vélo

Rouler pendant ses règles peut devenir une contrainte bien plus importante qu’on ne l’imagine.

Position assise prolongée, chaleur, transpiration, pression sur le périnée, nécessité de gérer les protections pendant une sortie longue : ces paramètres peuvent modifier le confort sur le vélo.

Les cuissards menstruels cherchent justement à répondre à plusieurs points :

  • réduire les superpositions (cuissard + sous-vêtement + protection) ;
  • limiter les frottements ;
  • diminuer le risque de fuite ;
  • simplifier les sorties courtes ou les trajets du quotidien.

Ce type de solution peut aussi permettre d’éviter certains compromis fréquents, comme choisir une tenue plus ample ou raccourcir une sortie.

Une solution accessible… mais avec des limites

Le principal argument du modèle Van Rysel reste son prix très inférieur au marché spécialisé.

Autour de 40 €, il devient possible de tester ce type d’équipement sans investissement important.

Mais il faut garder en tête plusieurs limites.

Une absorption qui reste mesurée

Comme pour les sous-vêtements menstruels, les capacités d’absorption ne conviennent pas à tous les usages.

Pour des flux abondants, une journée complète de vélo ou une sortie d’endurance, il peut rester nécessaire d’ajouter : une cup, un tampon ou de prévoir un changement.

Une sensation différente en selle

Même si l’intégration est pensée pour rester discrète, ajouter une zone absorbante modifie toujours légèrement l’épaisseur et la gestion de l’humidité.

Certaines cyclistes très sensibles au contact selle–peau pourront préférer des systèmes avec insert menstruel amovible.

Le choix du sans-bretelles

Le format sans bretelles facilite les passages aux toilettes — un vrai avantage en sortie — mais certaines pratiquantes apprécient davantage le maintien des cuissards classiques à bretelles sur les longues distances.

Face à la concurrence : un positionnement très différent

Le marché existe déjà mais reste encore confidentiel.

Des marques spécialisées comme  Wilma Cycling⁠ ou  Reines Cycling⁠ proposent des approches plus techniques : tissus plus haut de gamme, systèmes amovibles, optimisation pour les longues heures en selle.

En contrepartie, les tarifs montent souvent entre 150 et 200 €.

Van Rysel adopte donc une stratégie différente : proposer un produit plus simple, moins spécialisé, mais beaucoup plus accessible.

Une étape vers une offre cycliste plus inclusive

Le lancement de ce cuissard menstruel ne révolutionne pas le vêtement cycliste, mais il marque une évolution intéressante : intégrer un besoin longtemps traité comme secondaire dans l’équipement standard.

Le produit ne conviendra pas à tous les usages ni à toutes les pratiques, mais il pourrait rendre le vélo plus simple pour des sorties du quotidien, de l’entraînement régulier ou des sorties route de quelques heures.

Et surtout, il fait entrer cette catégorie dans une gamme de prix qui la rend enfin plus facile à essayer.


FAQ

Quelle quantité le cuissard menstruel Van Rysel peut-il absorber ?

La peau intégrée est annoncée pour absorber jusqu’à 12 ml de liquide par utilisation, ce qui correspond plutôt à un flux léger à modéré.

Peut-on rouler sans autre protection ?

Oui, selon l’intensité du flux et la durée de sortie. Pour des flux abondants ou des sorties longues, une protection complémentaire peut rester utile.

Ce cuissard remplace-t-il un cuissard classique ?

Il conserve les fonctions d’un cuissard vélo traditionnel (confort, amorti, maintien), avec une capacité d’absorption intégrée.

Est-il adapté au gravel ou au VTT ?

Le produit est conçu pour la route et des sorties jusqu’à environ 3 heures. Sur terrain plus cassant ou sorties longues, le ressenti pourra varier selon les préférences.

Pourquoi avoir choisi un modèle sans bretelles ?

Cela facilite l’habillage et surtout les pauses toilettes, un point souvent cité comme avantage par les pratiquantes.